Février 24, 2026

Sur la scène du CCFN
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Fête de la musique au Niger

 

Les artistes nigériens réunis au sein de l’Association Nigérienne des Auteurs Compositeurs Interprètes et des Métiers de la Musique (ANACIMM) ont célébré, le vendredi 21 juin 2024, la fête de la musique au CCFN-Jean Rouch de Niamey. En effet, la fête musique est événement culturel important créé en 1982 par Jack Lang, alors ministre français de la Culture, dans le but de célébrer la musique sous toutes ses formes et de permettre aux artistes de se produire gratuitement devant un large public.

L’édition 2024 de cette fête célébrée au Niger, est placée sous le thème : « La musique au service du patriotisme, du civisme et pour le bien-être des populations ». A cette occasion, les artistes se sont succédés sur scènes pour offrir au public un spectacles de grand jours. Selon les initiateurs de cet événement, la célébration de cette journée est un acte fort pour la culture nigérienne, car elle permettra de poser le débat relatif à la vie de la musique nigérienne.

L’événement a débuté avec des allocutions protocolaires qui ont permis au Président de l’ANACIMM Phéno B du mythique groupe de Rap Lakal Kaney qui a rappelé l’historique de la fête de la musique et de sa situation actuelle au Niger. Le jeune rappeur dénommé L’Africain, Bouba Djacolé, Boubé Ardagalo, Idi Sarki, etc. sont les premiers artistes qui ont planté le décor de ce grand rendez-vous.

Pour le président de l’Association Nigérienne des Auteurs Compositeurs Interprètes et des Métiers de la Musique (ANACIMM) le Niger a besoin des acteurs de la musique. « Le pays a besoin de nous. Il faudrait que les gens comprennent qu'à travers la musique on peut sensibiliser, conscientiser afin que la communauté vit en harmonie » dit-il.
La fete de la musique est aussi occasion pour les acteurs de faire analyse approfondie de la vie de la musique. Selon Phéno B, la musique se porte bien. « Musique nigérienne est belle et elle une âme. Mais, quand on fait le diagnostic on se rend compte qu'il y a beaucoup de travail à faire, il y a de l'apprentissage qui s'impose à tous les niveaux. Si nous voudrions que notre musique soit à l'échelle internationale, il faudrait qu'on accepte de travailler, de faire de l'introspection, de comprendre ce qui ne va pas et de l'arranger. Au niveau de l'ANACIMM, nous avons pris conscience de l'importance de la formation des artistes, c'est pourquoi on essaie de multiplier les initiatives de formations à l’intention des artistes dans toutes les régions. Les artistes doivent comprendre qu'il y a un bémol à corriger pour que la note soit juste » rapporte le président de l’ANACIMM.
Hadjara A. Barmou