La Banque Mondiale fait partie des institutions actives qui accompagnent le Niger à travers le financement de plusieurs projets et programmes de l'Etat. C'est dans ce cadre que le Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des Finances, M. Moumouni Boubacar Saidou, a présidé l’ouverture des travaux de l’atelier de présentation des rapports sur le climat et le développement dans les pays du Sahel (CCDR) ainsi que du Plan d’Investissement Climat des Contributions Déterminées au niveau National (PIC/CDN).
Cet atelier a pour objectif principal de faire le point sur le contenu de ces rapports élaborés par la Banque mondiale, tout en mettant en lumière les analyses permettant de concilier objectifs de développement et mesures d’adaptation au changement climatique. De manière spécifique, il s'agit d'informer les acteurs sur l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ces effets.
Dans le discours qu'il a prononcé à l’ouverture des travaux de cet atelier, le Ministre a souligné que ces rapports offrent une analyse approfondie de l’interaction entre le changement climatique et les objectifs de développement du Niger. Ils étudient les impacts des principaux chocs climatiques sur les indicateurs macroéconomiques et proposent des pistes de réflexion pour une croissance économique résiliente, inclusive et durable. «La production de ces rapports intervient dans un contexte où le Niger, comme de nombreux pays africains, a subi plusieurs chocs : sécuritaires, sanitaires (Covid-19) et climatiques, avec des conséquences socioéconomiques significatives. Si aucune mesure n’est prise, le PIB des pays du Sahel pourrait connaître une forte baisse à long terme, entraînant des millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté», a déclaré M. Moumouni Boubacar Saidou.
Il a également précisé que les populations rurales sont davantage touchées par les impacts négatifs du changement climatique par rapport aux zones urbaines.
Ainsi, le ministre a mis l'accent sur l'engagement ferme des autorités nigériennes de concert avec les partenaires fiables afin d'amoindrir les effets du changement climatique et favoriser le développement durable.
En effet, il a exprimé la gratitude des Hautes Autorités du Niger, notamment SE le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Président du CNSP et Chef de l’État, ainsi que SEM Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre, pour le soutien de la Banque mondiale et des partenaires au développements sincères de l'Etat du niger.
Il a rappelé que le Programme de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP), qui incarne la vision du Chef de l’État, intègre pleinement les dimensions abordées dans ces rapports pour accélérer la transformation structurelle de l’économie nigérienne en vue d’atteindre le statut de pays émergent.
Représentant la Banque mondiale, M. Han Fraeters a souligné l’importance stratégique des documents présentés. Il a également rappelé que ce plan constitue une base solide pour des discussions constructives et pour mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.
Des recommandations pour un avenir durable
Les rapports formulent des recommandations clés pour la mise en place de politiques et d’investissements intégrés, visant un développement inclusif et résilient afin de faire face aux multiples menaces du changement climatique. La recommandation phare consiste à encourager le Gouvernement de se préparer avec un plan d'investissement qui permet permet au pays d'être résilient. « Le fait qu’un plan d’investissement soit maintenant en place est une avancée majeure. Cela ouvre la voie à l’implication de la communauté internationale, des bailleurs de fonds et des partenaires pour aligner leurs appuis sur les priorités de lutte contre le changement climatique. Le contexte de cet atelier c'est de vous donner l'opportunité de comprendre l'état et la situation du plan d'investissement climat et faire des réflexions pour appuyer cette démarche » explique en substance M. Han Fraeters.
Assurément, cet atelier marque l'engagement, la détermination et les efforts des autorités nigériennes et leurs partenaires notamment la Banque mondiale pour renforcer la résilience des populations face au changement climatique et bâtir un avenir durable.
Hadjara A. Barmou

