Depuis plusieurs années, la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) est devenue une priorité pour de nombreux acteurs au Niger. C'est dans cet esprit qu'un café débat a été organisé récemment à Mayahi, dans la région de Maradi, située à plus de 600 km de la capitale Niamey. Le but de ce café débat, parrainé par le chef de canton de Mayahi, l'honorable Gado Sabo, est de sensibiliser les acteurs à la nécessité de renforcer la lutte contre les VBG et de protéger davantage les femmes et les enfants, filles et garçons. Ainsi, le Chef de Canton de Mayahi confirme l'engagement des autorités nigériennes dans cette lutte.
Lors de ce café débat, M. Laouali Amadou, représentant de l'Alliance Droits et Santé (ASMADE) au Niger, a salué les acteurs ayant contribué à la réussite de cette rencontre. Il a encouragé les leaders religieux à continuer de s'impliquer dans la lutte contre les violences basées sur le genre afin de renforcer la protection des femmes et des jeunes filles pour un développement harmonieux.
Pour sa part, l'honorable Gado Sabo a exprimé sa sincère gratitude aux participants pour leur présence massive à ce café débat en faveur de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre.
Selon lui, les violences basées sur le genre désignent tout acte préjudiciable commis contre le gré de quelqu'un, fondé sur les différences établies par la société entre les hommes et les femmes. Il a noté que ces violences peuvent revêtir plusieurs formes : physique, sexuelle, psychologique (émotionnelle), verbale, socioéconomique ou culturelle.
L'honorable Gado Sabo rappelle qu'une étude réalisée en 2021 fait ressortir que la prévalence globale des VBG au cours de la vie est de 29,0 %, soit respectivement 38,2 % chez les femmes et 16,3 % chez les hommes. Ces chiffres, explique-t-il, montrent aisément que la violence à l'égard des femmes connaît une recrudescence sans précédent, malgré le fait qu'elle constitue une violation des droits humains, causant dépendance, privation et préjudice à la femme.
« Au Niger, les Violences Basées sur le Genre constituent un phénomène social majeur et persistant. Elles sont fréquentes aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. Les femmes et les filles sont les plus exposées et vulnérables. »
Il est évident que les Violences Basées sur le Genre se fondent sur des normes et pratiques socioculturelles discriminatoires. Elles ont toujours constitué un obstacle à l'exercice des droits fondamentaux ainsi qu'au développement social et économique de nombreux États. Le mariage des enfants et les déplacements de certaines communautés constituent des formes de violence basées sur le genre à combattre par tous les acteurs.
Les chiffres avancés par le Chef de Canton de Mayahi sont alarmants. En effet, 76 % des filles sont mariées avant l'âge de 18 ans, et 28 % avant l'âge de 15 ans.
Pour mettre fin aux VBG, l'honorable Gado Sabo a annoncé que le Niger a élaboré une stratégie nationale de prévention et de réponses aux violences basées sur le genre et aux abus et exploitations sexuels (VBG/PSEA) ainsi qu'un plan opérationnel 2024-2028. Ce plan stratégique national vise à mettre fin au mariage des enfants au Niger d'ici 2028, avec des objectifs clairs et des actions concrètes pour protéger les droits des enfants, en particulier des jeunes filles.
En parrainant ce café débat en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre, le chef de canton de Mayahi confirme l'engagement des leaders coutumiers et de l'État à promouvoir et à protéger les droits des femmes et des jeunes filles, où qu'elles soient : en milieu urbain ou rural. « Je dois ici rappeler que les plus hautes autorités de la République font de la réalisation des droits humains en général, et des droits des femmes et des jeunes filles en particulier, une de leurs priorités », a déclaré le Chef de Canton de Mayahi.
Hadjara A. Barmou
Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (Niger, Mali et Burkina Faso) viennent de tenir, à Niamey, une réunion de coordination des fréquences radioélectroniques aux frontières communes. Le but de cette réunion est d'harmoniser les plans de fréquences militaires pour éviter les interférences, renforcer la communication entre les forces armées et mieux sécuriser les populations frontalières.
Du 20 au 23 octobre 2025, les experts issus des trois pays de l’AES vont mûrir les réflexions pour produire des plans de fréquences militaires aux frontières, afin de prévenir les brouillages et garantir des communications fluides et sécurisées lors d'opérations conjointes ou coordonnées.
C’est le Directeur Général par Intérim de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP) M. Sidi Chegou qui a présidé l’ouverture des travaux de cette réunion, ce lundi 20 octobre 2025 au palais des congrès de Niamey, en présence de plusieurs invités de marque.
Dans son discours d’ouverture, le directeur Général par intérim de l’ARCEP a souhaité la chaleureuse bienvenue aux différentes délégations venues du Burkina et du Mali et leur a transmis les salutations fraternelles ainsi que les encouragements du Directeur Général. Ainsi, M. Sidi Chegou a rendu un hommage appuyé à leurs Excellences le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l'État du Niger, le général Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'État du Mali, et le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Chef de l'État du Burkina Faso. Il a notifié que leur vision commune, leur engagement ferme pour la souveraineté, la dignité et la sécurité des peuples de l’AES, constituent pour l’ensemble des acteurs de l’ARCEP une source d'inspiration et de détermination. « C'est grâce à leur leadership éclairé que notre Alliance des États du Sahel se consolide, gagne en force et incarne désormais une véritable communauté de destin. Cette rencontre représente une occasion unique de traduire la volonté politique de nos Chefs d'État en mécanismes techniques et opérationnels concrets. La véritable réussite de vos travaux se mesurera non pas seulement dans les documents ou recommandations qui en résulteront, mais dans l'amélioration tangible de l'environnement opérationnel de nos forces et dans le renforcement effectif de notre souveraineté collective » rassure M. Sidi Chegou.
En effet, le Directeur Général par Intérim de l’ARCEP a saisi cette occasion pour rappeler les bienfondés de cette réunion. Il a notifié que le spectre radioélectrique n'est pas une ressource technique ordinaire. Selon lui, face aux multiples défis auxquels ce secteur fait face, la vigilance, la synergie et l'action concertée ne sont pas de simples choix, elles sont une nécessité vitale « Pour nos Forces de Défense et de Sécurité, il est le sang vital de la communication opérationnelle, un multiplicateur de puissance et un instrument de souveraineté technologique. Sa maîtrise conditionne l'efficacité du commandement, l'interopérabilité de nos forces et la protection de nos populations. C'est particulièrement dans les zones frontalières, ces espaces sensibles où nos souverainetés se rejoignent que la coordination des fréquences devient décisive. Car les interférences, qu'elles soient accidentelles ou malveillantes, ne représentent pas seulement une nuisance technique elles peuvent compromettre des opérations, fragiliser nos missions et, parfois, mettre en péril la vie de nos soldats » a-t-il déclaré avant de rappeler le contexte sécuritaire actuel des pays de l’AES marqué par des menaces persistantes, multiformes et transfrontalières.
Rappelons qu’au-delà de l’harmonisation des plans de fréquences militaires aux frontières, les participants à cette réunion vont travailler pour renforcer la coopération sécuritaire et la surveillance des territoires, car les responsables de l’ARCEP sont convaincu qu’une gestion intelligente du spectre contribue directement à la défense commune et à la stabilité des nations et protéger les systèmes de communication stratégiques contre les Interférences, en identifiant les vulnérabilités, en développant des mécanismes robustes de mitigation et en garantissant la disponibilité, l'intégrité et la confidentialité des liaisons critiques dans l’espace AES.
Hadjara A. Barmou
Dans un monde en constante évolution, où l'éducation et la formation sont des clés essentielles du succès personnel et professionnel, l’ONG JAL et ses partenaires font preuve d’un engagement exceptionnel à travers une série de formation. Dans la région de Diffa, un atelier de formation sur la transformation et la conservation des produits laitiers se tient du 16 au 20 juin 2025, réunissant 50 jeunes et femmes.
Grace à cette formation, les bénéficiaires redéfinissent leurs horizons ouvrant ainsi des perspectives qui vont transformer leurs vies. Placé sous le thème : « Valorisation des produits laitiers locaux : un levier d'autonomisation économique pour les jeunes et les femmes de Diffa », cette formation est initiée avec le soutien du PROLAC-Niger. A tout égard, les différentes sessions de formation menées par l’ONG JAL ne se limitent pas à transmettre des savoirs. Elles constituent un puissant vecteur de changement, de confiance et d’autonomisation.
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire Général du Gouvernorat de la Région de Diffa M. Attahirou Maidouka Mahamadou a félicité le sérieux dont a fait preuve l’ONG Jeunesse, Action et Leadership sous le leadership de son Président M. Tcherno Ali DIALLO avant de préciser que : « Cette activité s’inscrit pleinement dans la Vision Patriotique portée par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahmane TIANI, Président de la République, Chef de l’Etat, qui appelle chaque Nigérien à se lever pour bâtir une Nation souveraine, digne et prospère. À Diffa, nous faisons le choix de l’action. Nous faisons le choix de l’investissement dans l’humain. Et nous faisons le choix de la confiance en notre jeunesse ».
Auparavant M. Tcherno Ali DIALLO, président de l’ONG Jeunesse, Action et Leadership a réaffirmé son engament à assurer le suivi post-formation de tous les bénéficiaires avant d’indiquer que ‘’cette activité est une réponse à l’appel du Chef de l’Etat : pour une jeunesse debout, créative, patriote et ancrée dans les réalités locales’’. Il a aussi souligné que cette activité constitue une étape essentielle de notre engagement collectif à bâtir une jeunesse compétente, résiliente et porteuse de solutions concrètes pour notre pays.
Pour sa part, le Chef d’équipe opérationnel de l’Unité de Mise en Œuvre du PROLAC à Diffa, M. Adam Djida a salué l’ONG JAL dont l’engagement ne fait aucun doute et a réaffirmé la disponibilité du PROLAC à soutenir de telles initiatives. Il a ensuite salué la mobilisation des autorités administratives et coutumières, en particulier celle de Monsieur le Gouverneur, dont le parrainage traduit la cohérence entre action citoyenne et vision institutionnelle.
Ainsi pour appuyer et accueillir cette initiative, plusieurs interventions ont précédé dont celle du Secrétaire Général de la Commune Urbaine de Diffa et un fort témoignage du Conseil Régional de la Jeunesse de Diffa lu par son président qui a salué les multiples actions patriotiques de l’ONG JAL au bénéfice de la Jeunesse de ladite région. Ils ont témoigné révèlent l'impact transformateur de ces formations. A travers ces formations innovantes, l’ONG Jeunesse Action et Leadership transforme la vie des jeunes et des femmes, bénéficiaires.
Nasser Hamidou
A l’occasion de la journée internationale des sages-femmes placée sous le thème « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances», le Réseau des médias Africains pour la promotion de la Santé de l'Environnement (REMAPSEN) en collaboration avec UNFPA a organisé le lundi 6 mai 2025, un webinaire qui a regroupé une quarantaine de journalistes africains. Cette rencontre virtuelle vise à partager des solutions concrètes et à faire entendre les voix de terrain, avec des perspectives issues du rapport sur l’état de la pratique de sage-femme comme l’a indiqué le Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Dr Sennen Hounton.
Au cours de ce webinaire, les différents intervenants ont souligné l'importance cruciale des sages-femmes dans le contexte de la crise. Les sage-femmes jouent donc un rôle essentiel en accompagnant les femmes tout au long de leur grossesse, lors de l'accouchement et pendant la période postnatale.« Il est important de noter que près de trois femmes sur quatre suivies durant leur grossesse le sont par une sage-femme ou un maïeuticien. Elles sont souvent les premières et les seules à prodiguer des soins vitaux aux femmes et aux nouveau-nés lors d'une crise, qu'elle soit due à une catastrophe naturelle ou au terrorisme, et à atteindre les femmes enceintes dans les zones les plus dangereuses ou les plus reculées », a déclaré le ministre de la santé du Burkina Faso, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou.
Aussi, il a relevé que le Burkina Faso avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers a fait de la réduction de la mortalité maternelle son cheval de bataille à travers la mise en place de plusieurs stratégies dont une volonté politique réaffirmée avec environ 12% du budget de l’État alloué au Ministère de la Santé depuis au moins 10 ans ; une augmentation significative du recrutement de sage-femmes/maïeuticiens pour leur déploiement à travers tout le pays ; le renforcement des capacités des écoles de formation. Il y a également la mise en place du réseau SONU y compris la formation des médecins généralistes en chirurgie essentielle permettant aux femmes de bénéficier de césariennes même dans les zones les plus reculées ; la gratuité des soins maternels et néonatals incluant la prise en charge de la fistule, la gratuité des soins aux mères et aux nouveau-nés et la mise en place de la surveillance hebdomadaire des décès maternels à travers le dispositif de surveillance des maladies.
« Toutes ces stratégies ont contribué à une amélioration de la santé maternelle et infantile au Burkina Faso. Ainsi la prévalence contraceptive est passée de 22,5% en 2015 à 31,5% en 2021, le ratio de mortalité maternelle est passée de 787 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021 », a-t-il dit.
Le ministre de la santé du Burkina Faso a rassuré que son ministère est pleinement engagé aux côtés des sage-femmes pour assurer la santé et le bien-être des femmes et adolescentes. « L’avenir que nous voulons est un avenir où les sage-femmes jouent pleinement leur rôle s’agissant d’assurer des accouchements sans danger, de promouvoir un sain espacement des naissances, et de protéger la santé et les droits des femmes et des filles », a-t-il indiqué.
Dans son intervention, le directeur régional de l'UNFPA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton a souligné que le thème de cette année, « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances », résonne particulièrement en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les urgences humanitaires, les conflits, les déplacements liés au climat et la faiblesse chronique des systèmes de santé affectent gravement les femmes et les filles. « Ces crises touchent de manière disproportionnée les femmes enceintes, mettant en évidence le rôle essentiel des sages-femmes en première ligne », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Dr Sennen Hounton a relevé que malgré une insécurité profonde et une crise humanitaire persistante, le Burkina Faso a réduit sa mortalité maternelle de 787 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 242 en 2023. L’assistance à l’accouchement par du personnel qualifié est montée à 87 %, et la fécondité totale a chuté de 6 à 4,9 enfants par femme. « L’UNFPA a fait de la profession de sage-femme une priorité stratégique dans sa Feuille de route régionale 2025–2029 pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle. Nous appuyons les gouvernements dans le renforcement de la formation, des cadres réglementaires et des modèles de soins dirigés par des sages-femmes. Des dispositifs d’urgence ont été activés dans 13 pays pour permettre une réponse rapide en situation de crise », a-t-il indiqué.
Yacine Hassane
Financé par l’Agence Italienne de Coopération au Développement le « Promotion de la Coexistence Pacifique, de la protection, et de dialogue interreligieux au Niger » AID 012970/01/4 est un projet ambitieux et innovant, exécuté par un consortium des structures et d’organisations pour une durée de 24 mois. C’est dans ce cadre de ce projet que l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH), en collaboration avec l’Université de Bien Commun a organisé le jeudi 16 janvier 2025 dans la salle de réunion de l’IRSH une conférence sur sous le thème : « la souveraineté dans un monde multipolaire : quelles perspectives pour les peuples de l’AES ?» Cette conférence a enregistré la participation de plusieurs acteurs et structures dont le directeur de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines Dr Hamadou Issaka, la représentante du Nexus Niger Nana Hadiza Moussa Magagi et le représentant de l’Université de Bien Commun Mauro Armanino, etc.Les questions abordées par les conférenciers sont relatives à la coexistence pacifique et la souveraineté dans un monde multipolaire. C’était un véritable cadre de réflexion et discussion sur des questions d’actualité dans l’espace de la Confédération des Etats de l’AES. Un cadre d’ailleurs favorablement accueilli par le public. Pr Seyni Moumouni est le modérateur de cette conférence. Les deux conférenciers/ communicateurs à savoir Dr Abdoul Kader Birgui Sekou et le Pr Issoufou Yahaya ont développé le thème avec un éclairage sur les concepts y afférents. Ils ont abordé le sujet et posaient la problématique de de la souveraineté dans le contexte actuel, dégageant ainsi les perspectives pour les peuples de l’AES.
A l’ouverture de cette conférence, les représentants des structures clés autour de cette initiative notamment le directeur de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines Dr Hamadou Issaka, la représentante du Nexus Niger Nana Hadiza Moussa Magagi et le représentant de l’Université de Bien Commun Mauro Armanino, ont contextualisé la tenue de cette conférence et son intérêt pour la population. En effet, ils se sont appesantis sur l’importance de cette de cette conférence qui constitue le point de départ d’une série d’initiatives entrant dans le cadre des activités. Selon le directeur de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines Dr Hamadou Issaka, la notion de souveraineté est inclusive d’autant plus qu’elle prend en compte des aspirations légitime des populations qui tiennent pour sacré les attributs de la patrie. « Cette conférence vise de discuter d’une thématique d’actualité dans notre espace confédéré, l’Alliance des Etats du Sahel, une Confédération déterminée à recouvrer sa souveraineté. Notre espace AES veut se construire un idéal d’humanisme, de paix et de progrès. Bref un espace souverain, c’est-à-dire un espace dans lequel les pays affermissent leur indépendance et leur autorité sur leurs ressources, et se donnent la liberté d’opérer des choix dans tous les domaines y compris le mode de gouvernance » a expliqué le directeur de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines Dr Hamadou Issaka.
Pour sa part, la représentante du Nexus Niger Nana Hadiza Moussa Magagi a rappelé que ce projet poursuit deux principaux résultats qui sont l’amélioration de l’accès des populations bénéficiaires aux services de santé de base et activité génératrice de revenue et l’amélioration des possibilité d’inclusion et de coexistence pacifique entre les communautés des migrants et les populations locales.
Le développement d'une nation passe nécessairement par la jeunesse. C'est conscient de cette réalité que l'ONG Jeunesse Action et Leadership (JAL) en collaboration avec l’Association Jeunes Leaders Acteurs de Changement (LAC LAC Network), organise un atelier de renforcement de capacités à l'endroit des jeunes nigériens. A travers cet atelier, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), il sera question d'intensifier les communications sur déverse thématiques afin de favoriser le renforcement des capacités et de mutualisation pour l'accélération de la mise en œuvre de l'Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité au Niger. Des personnalités connues pour leurs engagements sur les questions en lien avec la jeunesse, la sécurité, la paix et le développement sont au centre de cet atelier. Parmi ces acteurs majeurs, il y a le ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la Culture le Colonel Major Abdouramane Amadou, le Représentant de l'UNFPA au Niger, le président du Conseil National de la Jeunesse, le Président de l'ONG JAL, M. Ali Tcherno, etc.
Au cours de cet atelier, les participants essentiellement composés des leaders des organisations des jeunes seront outillés sur les questions relativement aux ''Fondamentaux de la résolution 2250 et son état de mise en œuvre au Niger, la résolution non violente des conflits, Conception des messages clés de paix et de tolérance, le Cadre Continental pour les Jeunes, la Paix et la Sécurité, etc.
En procédant au lancement de travaux de cet atelier qui durera 3 jours, le ministre en charge de la jeunesse le Colonel Major Abdouramane Amadou a déclaré que les motivations ayant conduit à l'organisation de cet atelier trouvent leur ancrage dans la vision du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l'Etat, le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI en lien avec la modernisation du système éducatif, la primauté accordée aux approches des politiques publiques dont la santé, la protection sociale, l'innovation, l'employabilité des jeunes, le renforcement de la cohésion sociale.
Des actions concrètes pour répondre aux aspirations et aux besoins de la jeunesse
Selon le Colonel Major Abdouramane Amadou, cet atelier de renforcement de capacités est une bonne opportunité qu'offre l'ONG Jeunesse-Action et Leadership et ses partenaires pour la consolidation et la pérennisation de la paix au Niger et dans l'espace de la Confédération de l'AES. « Ce cadre est une base solide pour concevoir et mettre en œuvre des actions concrètes afin de répondre aux aspirations et aux besoins de notre jeunesse. Au Ministère de la Jeunesse, nous avons pleinement conscience de la nécessité de soutenir et d'encourager l'engagement de notre jeunesse. Nous sommes conscients que les jeunes sont une force d'action et de proposition qu'il faut impliquer et travailler avec eux pour que leurs voix soient entendues et pour qu'ils puissent jouer un rôle actif dans la société » a déclaré le ministre en charge de la jeunesse avant d'exprimer sa profonde gratitude à l'ONG Jeunesse Action et Leadership pour son dévouement et son engagement.
L'UNFPA salue les efforts du Gouvernement du Niger
Pour sa part, le représentant de l'UNFPA a salué les efforts du Gouvernement du Niger pour toutes les mesures prises pour l'implication des jeunes, notamment le volontariat patriotique qui, sans nul doute, permettra de renforcer la citoyenneté de la frange la plus dynamique de la société nigérienne. Selon lui, l'Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité est bien plus qu'une vision. Il est une responsabilité partagée où chaque décision prise aujourd'hui déterminera l'avenir de millions de jeunes et, par extension, des nations.
En effet, il a saisi l'occasion pour réaffirmer la volonté de l’UNFPA à accompagner les jeunes mettant ainsi en lumière quelques initiatives exemplaires déjà réalisées: En ce qui concerne les initiatives communautaires pour la paix: Dans des régions comme Tillabéri, Tahoua, Maradi et Diffa, marquées par l'insécurité, de jeunes leaders ont créé des plateformes de dialogue intercommunautaire. « Ces efforts ont non seulement prévenu les conflits, mais ont aussi rétabli des liens de confiance entre populations locales et déplacées internes. Il convient de noter que les Nations Unies ont accompagné le Niger sur ces questions des Jeunes-Paix-Sécurité depuis plusieurs années notamment avec le Projet Jeunes, Paix et Développement de Tahoua initié en 2013 ».
L'ONG JAL réaffirme son engagement à être le catalyseur de changement
Auparavant, le président de l'ONG JAL a notifié le contexte particulier dans lequel cet atelier intervient caractérisé par des défis complexes en matière de paix, de sécurité et de développement durable qui impactent très sérieusement les jeunes, qui, représentent près de 79,4% de la population nigérienne. Ce contexte dit-il est également celui d’un renouveau intervenu le 26 juillet 2023, qui place le jeune au cœur de l’action en faisant un acteur principal, voire fondamental de la sauvegarde de la patrie. C’est pourquoi, M. Ali Tcherno soutienne que cet atelier s’inscrit parfaitement dans la Vision du Président du CNSP Chef de l'Etat, Son Excellence le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’Etat. "Cette jeunesse victime de crises multidimensionnelles, est également celle porteuse d’innovations, de solutions, et d’espoirs pour un avenir plus stable et prospère. En tant qu’acteurs, nous réaffirmons notre engagement à être un catalyseur de changement. Nous croyons fermement que les jeunes du Niger, dotés de bonnes compétences et aujourd’hui mieux soutenus dans un cadre plus favorable, peuvent jouer un rôle clé dans la transformation positive de notre pays" rassure le Président de l'ONG JAL tout en exprimant sa profonde gratitude aux autorités nationales et locales, les partenaires, en particulier le Fonds des Nations Unies pour la Population, pour leur soutien et appui indéfectibles.
Rappelons que cet agenda qui place la jeunesse au cœur de la prévention des conflits, de la consolidation de la paix et de la reconstruction, est adopté par le Conseil de sécurité des Nations Unies à travers la résolution 2250 en 2015. Assurément cet agenda constitue une opportunité historique pour transformer les défis actuels en solution durable.
Hadjara A. Barmou
Le PNUD est un partenaire clé pour le renforcement de la gouvernance au Niger. En effet, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) continue de jouer un rôle capital dans l'accompagnement du Niger à travers son portefeuille Gouvernance. Lors de la réunion du comité de pilotage présidée par M. Omar Assoumi le secrétaire général adjoint du ministère en charge de la jeunesse, ce mardi 10 décembre 2024, les actions du PNUD ont été salués pour leur impact dans des domaines de base tels que la sécurité, la justice, la gouvernance locale et l'insertion socioéconomique des jeunes.
Assurément, le bilan des actions est positif pour 2024. A Dosso, un atelier de planification a permis de dresser un bilan complet des interventions de 2024, révélant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Grâce à la collaboration active de ministères clés tels que ceux de l’Intérieur, de l’Économie, de la Justice, de la Jeunesse, et de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, des actions concrètes ont été mises en œuvre pour répondre aux priorités nationales.
Des objectifs ambitieux pour 2025
Selon la Représentante Résidente du PNUD Dr Nikole Kouassi a annoncé que pour l’année 2025, le PNUD prévoit de renforcer ses interventions en matière de gouvernance sécuritaire, locale, judiciaire et économique.
Gouvernance sécuritaire : Élaboration d’une Stratégie Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réintégration, et soutien à la réinsertion des anciens associés de groupes armés.
Gouvernance locale : Mise en place de guichets uniques pour l'accès aux services publics et déploiement d’un système digitalisé pour la collecte des taxes.
Gouvernance judiciaire : Modernisation du système judiciaire avec des solutions numériques comme le système E-justice et l’amélioration des conditions dans les établissements pénitentiaires via le projet PRESPEN, soutenu par le Royaume des Pays-Bas.
Insertion des jeunes : Renforcement des opportunités socioéconomiques pour la jeunesse et suivi des programmes d’insertion.
Dans la région de Diffa, le projet de stabilisation mené par le PNUD arrive à son terme. Ce programme a permis la construction d’infrastructures socioéconomiques essentielles pour les populations locales. En janvier 2025, une consultation sera organisée avec les autorités locales pour définir un plan de développement axé sur la durabilité des acquis.
Le PNUD bénéficie du soutien constant du gouvernement du Niger et de partenaires tels que le Royaume des Pays-Bas. Ce partenariat a permis de réaliser des avancées notables, notamment dans le système pénitentiaire, avec un impact direct sur les conditions de détention et la réinsertion des détenus.
Rappelons qu’avec son Programme Pays 2023-2027, le PNUD réaffirme son engagement à soutenir le Niger dans ses priorités de développement et à répondre aux besoins de ses populations en mettant la gouvernance au cœur de ses interventions.
Mme Hadjara A. Barmou
Le Ministère du Commerce et de l'industrie du Niger a frappé fort contre les commerçants véreux à travers un communiqué en date du vendredi 29 novembre 2024. A travers cette décision salutaire et résolue, le Ministère du Commerce et de l'Industrie a annoncé la suspension des activités commerciales de plusieurs établissements pour une durée de 15 jours. Cette mesure, prise en application stricte des dispositions de la loi N°2019-50 du 30 octobre 2019, reflète une volonté ferme de protéger les droits des consommateurs au Niger et de rétablir l’ordre sur le marché.
Le communiqué publié par le ministère cite nommément neuf établissements ayant enfreint l'Arrêté n°0105/MC/I/ME/F du 16 octobre 2024. Parmi eux, des entreprises opérant dans des secteurs stratégiques tels que la distribution de ciment et les biens de consommation courante. Cette sanction constitue un rappel cinglant que nul n’est au-dessus de la loi, et que le mépris des règles en vigueur aura des conséquences sévères.
En effet, cette intervention ne peut être saluée qu’à sa juste valeur, car elle démontre la détermination des autorités à lutter contre les abus sur le marché, notamment de la part de commerçants véreux qui privilégient le profit au détriment des consommateurs.
A tout égard, l’attitude de ces commerçants est à déplorer. En ignorant délibérément les dispositions de la réglementation, ils portent atteinte à la confiance des consommateurs et au contexte actuel du Niger. Une telle conduite irresponsable fragilise les efforts collectifs pour instaurer un marché sain et équitable, où les règles garantissent une concurrence loyale et le respect des droits de tous.
Tolérance zéro pour les récalcitrants
Le ministère, en rappelant qu’une récidive entraînera une suspension de cinq ans, envoie un message clair : les contrevenants n'auront plus de place sur le marché s'ils persistent dans leur entêtement. Une sanction d’une telle ampleur marque la volonté des autorités dans la lutte contre l’impunité économique et la protection des consommateurs.
En cette période où le pays œuvre pour un développement durable et inclusif, une telle fermeté est essentielle pour asseoir une économie saine. Il revient à tous les acteurs économiques de se conformer aux normes établies pour bâtir une société où le respect des règles est la pierre angulaire du progrès collectif.
La rédaction
La 7ᵉ édition du Festival International de la Caricature et de l’Humour (FICAH) a officiellement été lancée, ce samedi 23 novembre 2024 à la Maison de Jeunes Djado Sekou confirmant ainsi son rôle central dans la promotion de la paix, de la fraternité et du vivre-ensemble. Ce festival, dont le thème cette année est « La caricature et l’humour : une arme à construction massive », s’impose comme une plateforme culturelle unique, mêlant art, réflexion sociale et solidarité communautaire.Le fondateur du FICAH, M. Maman Nassirou Saadou, de son nom d'artiste « Dessi », caricaturiste et dessinateur de renom, a marqué d’une pierre blanche la presse privée nigérienne. Ses œuvres, qui capturent l’essence des réalités politiques et sociales du Niger, résonnent également dans toute l’Afrique, notamment au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Ce festival se veut donc un prolongement de son engagement artistique et de sa volonté de rassembler les peuples autour de valeurs communes.
A tout point de vu, le FICAH a su toucher les cœurs de nombreux Nigériens, tant par sa capacité à refléter leur quotidien que par son ambition de renforcer les liens sociaux. Les habitants de plusieurs localités expriment déjà leur désir de voir ce festival s’organiser dans leurs régions. Plus qu’un simple événement artistique, le FICAH est devenu un véritable espace d’échange, stimulant la solidarité et redynamisant les vertus communautaires.
Un des piliers du FICAH est la mise en valeur de la parenté à plaisanterie, une tradition socioculturelle nigérienne unique qui encourage les échanges amicaux et le rapprochement entre communautés. Cette pratique, décrite comme une ressource fondamentale et inépuisable, joue un rôle clé dans la consolidation des relations sociales et dans l’édification de l’unité nationale.
Cette année, le FICAH s’inscrit également dans une dynamique et le contexte actuel du Niger avec d’invités spéciaux reflétant la participation des deux autres pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette représentation illustre la volonté du FICAH de célébrer l’amitié et la paix collective en Afrique, tout en renforçant les liens culturels et fraternels entre les États membres de l’AES.En choisissant de mettre en lumière la caricature et l’humour comme des armes à construction massive, le FICAH affirme que l’art peut être un puissant levier pour transformer les sociétés. En alliant réflexion critique et légèreté, ce festival contribue à bâtir un avenir fondé sur la paix, la solidarité et la cohésion sociale, au Niger et au-delà.
Le FICAH n’est pas seulement un événement culturel, mais un véritable hymne à la fraternité, qui rappelle que l’humour et l’art peuvent être des outils précieux pour sauvegarder la richesse et l’unité de nos nations.
HAB
Le 20 novembre 2024, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) a célébré son 25e anniversaire lors d’une cérémonie organisée à son siège. À cette occasion, trois figures emblématiques de l’institution ont été honorées par la nomination de salles de réunion à leur nom :
Feue Mme Sory Boubacar Zalika, première présidente de l'Autorité de Régulation Multisectorielle (ARM) (2003-2009), reconnue pour son leadership visionnaire et son intégrité.
M. Abba Moussa Issoufou, second président de l’ARM (2009-2010), magistrat rigoureux, qui a renforcé l’indépendance de l’institution.
Dr Aminata Garba, directrice générale de l’ARM (2010-2013), connue pour son expertise et son travail fondateur en matière d’administration rigoureuse.
Lors de son discours, le directeur général de l’ARCEP, le colonel-major Chaibou Idrissa, a exprimé sa reconnaissance envers ces personnalités qui ont marqué l’histoire de l’institution, tout en rappelant leur rôle crucial dans la régulation des communications électroniques et de la poste au Niger.
Le président du Conseil National de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste, Dr Boubacar Issoufou Djibo, a également salué le travail des pionniers et de tous ceux qui contribuent au développement du secteur. Il a rappelé que l’ARCEP, créée en 2018, est une autorité administrative indépendante chargée de réguler les secteurs des communications électroniques et de la poste, avec des décisions exécutoires et un rôle clé dans la modernisation du secteur.
Une intégration numérique régionale renforcée
Les festivités se sont poursuivies le 21 novembre 2024 avec la signature d’un mémorandum d’entente sur le "Free Roaming" entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, en présence de représentants du Togo. Cet accord vise à lever les barrières techniques et tarifaires pour faciliter les communications transfrontalières sans frais supplémentaires.
Le ministre de la Communication, des Postes et de l'Économie Numérique a souligné l’importance de cette initiative pour renforcer l’intégration numérique et réduire les coûts de communication pour les citoyens des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les représentants des institutions de régulation du Mali et du Burkina Faso ont réaffirmé leur engagement en faveur de la réussite du projet, tandis que le Togo a exprimé son intention de s’y joindre prochainement.
Un pilier de la régulation au Niger
L’ARCEP joue un rôle clé dans le suivi des obligations des opérateurs, la fixation des tarifs, la qualité des services et le règlement des litiges. Créée dans le cadre des réformes économiques des années 1980, elle constitue un pilier essentiel du développement des secteurs de la poste et des télécommunications au Niger, tout en contribuant à l’intégration régionale et au développement des infrastructures numériques.

