L’ONG Jeunesse Action et Leadership avec l’appui financier du Projet de Relance et de Développement de la Région du Lac Tchad (PROLAC-Niger) a démarré depuis le 4 mai 2026 des actions de structuration des acteurs de la filière poisson en clusters territoriaux dans les communes de Diffa, Kablewa et N’Guigmi. Selon le président de l’ONG JAL M. Tcherno Ali Diallo, cette initiative a pour but de structurer les acteurs de la filière poison dans ces localités afin de moderniser leur secteur d’activité et concourir à un développement économique et durable du Niger.
Cette activité inscrite dans le Plan de Travail et Budget Annuel 2026 du PROLAC-Niger, vise à renforcer durablement les capacités techniques, organisationnelles et entrepreneuriales des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur halieutique. Le tout pour déboucher à un objectif majeur qui consiste à créer des organisations économiques fortes capables d’améliorer la production, la transformation, la conservation et la commercialisation du poisson dans cette région stratégique du Niger.
Pour rappel, la région de Diffa, située à l’extrême Est du Niger, est considérée comme l’un des greniers de l’économie du Niger avec une ‘’filière poisson’’ qui apparaît aujourd’hui comme l’un des secteurs les plus prometteurs pour la relance économique locale et la consolidation des moyens de subsistance des populations vivant autour du bassin du Lac Tchad. Malgré les nombreuses contraintes sécuritaires et logistiques auxquelles elle fait face depuis plusieurs années, cette activité continue de jouer un rôle central dans l’économie régionale et au-delà, dans l’économie nationale.
A noter que la mise en œuvre de cette initiative reposera sur une méthodologie participative articulée en quatre phases : préparation et mobilisation, constitution des clusters, renforcement des capacités et consolidation des acquis. Les autorités communales, les services techniques déconcentrés et les organisations locales seront étroitement associés à toutes les étapes du processus.
La région de Diffa constitue en effet l’un des principaux bassins halieutiques du pays. Grâce au Lac Tchad, à la rivière Komadougou Yobé ainsi qu’à plus de soixante mares permanentes et semi-permanentes, cette zone dispose d’importantes ressources aquatiques. Selon les responsables de cette initiative, le secteur de la pêche y a généré en 2024 plus de 32 milliards de francs CFA avec une production estimée à 20 500 tonnes de poissons fumés, soit plus de 70 % de la production nationale.
Au niveau national, la production halieutique du Niger est passée de 46 002 tonnes en 2020 à 48 100 tonnes en 2023. Cependant, malgré cette progression, la consommation moyenne demeure faible, avec seulement 1,9 kilogramme de poisson consommé par habitant et par an contre une moyenne sous-régionale estimée à 10 kilogrammes. Cette situation montre l’existence d’un vaste potentiel de croissance du marché intérieur. Chaque année, le Niger importe d’ailleurs plus de 8 000 tonnes de poisson afin de satisfaire la demande nationale.
Une filière confrontée à de nombreux défis
Malgré ces performances encourageantes, la filière poisson reste confrontée à plusieurs difficultés majeures qui limitent son développement. L’insécurité liée aux attaques des groupes armés dans le bassin du Lac Tchad a fortement réduit les zones de pêche accessibles et perturbé les circuits commerciaux traditionnels. A cela s’ajoutent l’enclavement de la région, la dégradation des infrastructures routières ainsi que les difficultés de transport des produits halieutiques vers les grands centres de consommation.
Sur le plan technique, les acteurs de la filière souffrent également d’un manque d’équipements modernes de transformation et de conservation. L’absence de fumoirs améliorés, de chambres froides ou encore de séchoirs solaires entraîne d’importantes pertes post-capture estimées entre 20 et 40 % de la production. De plus, la faible structuration des organisations professionnelles, l’insuffisance de gouvernance intégrée et les difficultés d’accès au financement réduisent la compétitivité du secteur.
Face à ces constats, le PROLAC-Niger à travers l’ONG JAL propose une approche innovante basée sur les clusters territoriaux. Cette démarche consiste à regrouper, au sein d’un même territoire, les différents acteurs de la chaîne de valeur : pêcheurs, transformateurs, commerçants, transporteurs, fournisseurs d’intrants et institutions d’appui. L’objectif est de favoriser les synergies, la mutualisation des ressources et la création d’un environnement favorable à l’innovation et à la compétitivité.
Selon les responsables du projet, cette approche présente plusieurs avantages. Elle permettra notamment de réduire les coûts de production et de transaction, de renforcer le pouvoir de négociation des acteurs face aux intermédiaires, de faciliter l’accès au crédit grâce à des mécanismes de caution solidaire et d’encourager le partage d’expériences entre les différents maillons de la filière.
Trois clusters pour dynamiser l’économie halieutique
Dans le cadre de cette mission, trois clusters territoriaux halieutiques seront créés, soit un dans chacune des communes ciblées : Diffa, Kablewa et N’Guigmi. Chaque cluster sera structuré autour de plusieurs sous-groupes correspondant aux différents segments de la chaîne de valeur, notamment la production, la transformation, la commercialisation et les services d’appui.
Au-delà de la structuration institutionnelle, le projet prévoit également un important programme de renforcement des capacités. Au moins 90 acteurs, à raison de 30 par commune, bénéficieront de formations pratiques sur les techniques améliorées de fumage, de séchage, de conditionnement, de conservation et de commercialisation du poisson. Les bénéficiaires seront aussi formés sur les techniques de fixation des prix, le marketing et l’utilisation des outils numériques.
Une attention particulière sera accordée à l’inclusion des femmes et des jeunes dans les instances de gouvernance des clusters. Cette orientation s’inscrit dans la volonté du PROLAC de promouvoir un développement inclusif et durable dans la région du Lac Tchad.
Par ailleurs, chaque cluster disposera d’un plan d’affaires collectif et d’un règlement intérieur élaborés de manière participative. Les organisations seront également mises en relation avec des institutions de microfinance et des programmes d’appui afin de faciliter leur accès aux financements nécessaires au développement de leurs activités.
A travers cette initiative, l’ONG JAL avec l’appui de son partenaire, le PROLAC-Niger ambitionne de transformer la filière poisson en un véritable levier de développement économique local dans le bassin du Lac Tchad.
Au-delà de la seule dimension économique, la structuration des acteurs de la filière halieutique est perçue pour le président de l’ONG JAL M. Tcherno Ali Diallo, comme une réponse concrète avec un impact directe pour faire face aux défis de stabilité, de sécurité alimentaire et de développement durable dans la région de Diffa.
Adamou H. Barmou
La ministre de l'Energie, Professeur Amadou Haoua, a procédé ce mardi 10 mars 2026 au lancement des activités entrant dans le cadre du forum international des énergies renouvelables et la Journée nationale des énergies renouvelables, prévus du 7 au 8 avril 2026 à Niamey. Ces événements placés sous le : « Quel modèle de transition énergétique pour un développement industriel durable au Niger », vise à offrir un espace de dialogue entre décideurs publics, partenaires au développement, investisseurs, chercheurs et acteurs du secteur privé pour promouvoir le développement des énergies renouvelables au Niger. En effet, la Journée nationale des énergies renouvelables vise à promouvoir une véritable culture de l'énergie durable et à sensibiliser l'ensemble des parties prenantes à l'importance stratégique des énergies renouvelables pour le développement national.
Le Secrétaire général du ministère M. Sani Maty et son adjoint M. Salisou Yagi Hakimi, par ailleurs président du comité d'organisation ont réaffirmé l'engagement du ministère de mettre les moyens pour la réussite de cet événement au profit de la population nigérienne.
Procédant au lancement de ce forum, la ministre de l'Energie, Professeur Amadou Haoua a remercié les autorités nigériennes, les partenaires techniques et financiers, les institutions internationales, les acteurs des secteurs public et privé, les chercheurs, les universitaires et les organisations de la société civile pour leur engagement en faveur des énergies renouvelables. En effet, Professeur Haoua a souligné que les énergies renouvelables sont une réponse incontournable pour garantir un développement durable, inclusif et résilient au Niger. Elle a noté que le Niger bénéficie d'un potentiel solaire significatif, mais que l'accès à l'électricité reste limité et que les infrastructures énergétiques sont insuffisantes.
La ministre a indiqué que le Niger s'est engagé dans la transformation progressive de son secteur énergétique à travers des engagements internationaux et des stratégies nationales ambitieuses, notamment l'initiative Stainable Energy for All (SE4ALL) et l'Objectif de développement durable n°7.
Promouvoir une véritable culture de l'énergie durable
La ministre de l’Energie a réaffirmé son engagement d’œuvre pour promouvoir une véritable culture de l'énergie durable et de sensibiliser les populations sur l'importance des énergies renouvelables. D’ores et déjà, le Niger participe à l'initiative Desert to Power, qui vise à faire de la région du Sahel l'une des principales zones de production d'énergie solaire au monde. Plusieurs programmes et projets sont en cours pour développer des solutions énergétiques propres, notamment la promotion de mini-réseaux solaires et l'électrification durable des zones rurales.
La ministre a invité l'ensemble des partenaires techniques et financiers, les universitaires, les chercheurs et tous les acteurs du secteur à s'impliquer pleinement pour faire de ce Forum un succès et accélérer la transition énergétique du Niger. « Je suis convaincue que les échanges et les réflexions issus de ce forum permettront d'identifier des solutions concrètes pour promouvoir le développement des énergies renouvelables au Niger. J'invite à cet effet l'ensemble des partenaires techniques et financiers, les universitaires, les chercheurs et tous les acteurs du secteur à s'impliquer pleinement afin de faire de ce Forum un succès et d'accélérer la transition énergétique de notre pays. Le futur de notre industrie se dessine aujourd'hui à travers nos choix énergétiques. Faisons de ce Forum et de cette Journée Nationale des moments de rupture et d'innovation. Ces initiatives reflètent la détermination des autorités à faire des énergies renouvelables un levier stratégique du développement économique, social et environnemental du Niger » rassure la ministre de l’Energie.
Abdoul A. Nasser
Niger - Le Gouvernement nigérien ambitionne de faire de l’aviation civile un levier stratégique en validant la création de ''Niger Air International'', une société d’économie mixte destinée à désenclaver le pays et stimuler son développement.
Cette décision a été annoncée dans les conclusions du Conseil des Ministres du jeudi 04 septembre 2025. En effet, le Conseil a adopté plusieurs décisions dont le projet de décret portant création d’une société d’économie
mixte dénommée « NIGER AIR
INTERNATIONAL ».
''Dans la droite ligne de la Vision du
Président de la République, Chef de l’Etat, en son volet « développement des bases de production pour la souveraineté économique », l’Etat a décidé de la création d’une Compagnie aérienne nationale dénommée « NIGER AIR INTERNATIONAL».''
Selon le communiqué, le capital social de cette Compagnie est essentiellement détenu par l’Etat
et les autres personnes morales de droit public. L’actionnariat est également ouvert au secteur privé. La création de cette Compagnie aé-
rienne a pour objectif d’assurer le désenclavement interne et externe de notre pays par voie aérienne et conséquemment contribuera au développement socio-économique du pays.
*E-mediaNiger.com*
La capitale nigérienne, Niamey, s’apprête à accueillir ce vendredi 13 décembre 2024, la cérémonie de remise des prix aux lauréats de la troisième édition de l’initiative « Tremplin Start-Up UEMOA ». Cet événement, qui se tiendra à l’hôtel Bravia à partir de 14h00, met en lumière les efforts de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) pour soutenir l’innovation et le développement économique dans la région.
Selon un communiqué publié par l'institution communautaire pour la circonstance, ce concours fait suite à un constat positif. En effet, après le succès des deux premières éditions en 2020 et 2021, cette troisième édition a été placée sous le thème « Le marketing créatif et digital pour promouvoir les Industries Culturelles et Créatives (ICC) ». Elle a mobilisé des start-ups des huit États membres de l’UEMOA dans un processus rigoureux de sélection. Sur la base de leur créativité et de leur impact potentiel, dix projets nationaux par pays ont été retenus pour une compétition régionale.
Les cinq meilleurs projets régionaux se verront attribuer des prix d’Excellence, tandis que des prix d’encouragement seront octroyés à trois lauréats par État membre. En outre, les structures d'accompagnement des start-ups bénéficieront également de primes, soulignant l’importance de l’écosystème entrepreneurial dans l’espace communautaire.
Le Niger pays d'accueil de cette cérémonie de remise des prix s’illustre particulièrement cette année avec la start-up NUMERIS NIGER, qui décroche le cinquième prix régional. En plus de cette distinction, le pays bénéficiera de trois prix d’encouragement, soulignant le dynamisme de son tissu entrepreneurial.
A travers cette initiative, l’UEMOA réaffirme sa volonté de favoriser l’innovation, la créativité et la diversification économique dans l’espace communautaire. En mettant à l’honneur les Industries Culturelles et Créatives, l’organisation ouvre de nouvelles perspectives pour des secteurs à fort potentiel de croissance, tout en encourageant une approche digitale et marketing adaptée aux défis actuels.
La cérémonie de vendredi promet d’être un moment fort, célébrant non seulement les lauréats, mais aussi l’engagement des acteurs de l’innovation à bâtir un avenir prospère pour la région ouest-africaine.
Hadjara A. Barmou
<<Faciliter, innover, récompenser>>, désormais c'est sur cet aphorisme que E-MediaNiger voit les actions de la société Amana Transfert d'Argent. En effet, depuis quelque temps, Amana Transfert d’Argent se positionne comme la meilleure société qui transforme radicalement la manière dont les Nigériens effectuent leurs transferts d’argent. Avec ses offres audacieuses et sa proximité avec ses clients, Amana s’impose comme un acteur incontournable du secteur, répondant aux besoins croissants des populations avec efficacité et générosité.
La stratégie de la société Amana repose sur une présence sur le terrain renforcée. On y voit d'ailleurs, le DG et ses éléments sur le terrain pour être en contact direct avec la population. Quelle chaleur humaine ! Quelle grandeur, caractérisée par l'humilité . On voit partout, les agents de Amana sillonnent le Niger pour rester proches des communautés. Cette approche de terrain garantit un service accessible à tous, renforçant la confiance des clients et leur fidélité. Elle permet au DG et son équipe de prendre en compte toutes les préoccupations des clients.
Des promotions irrésistibles au profit des nigériens
Avec une promotion exceptionnelle de 50 % de réduction sur les frais des 10 premiers envois pour tout nouveau client, Amana séduit de plus en plus d’utilisateurs. Mais l’innovation ne s’arrête pas là : chaque transfert donne droit à un Shap-Shap gratuit, et des crédits de communication offerts viennent s’ajouter à la liste des avantages :
15 % des frais d’envoi reversés en crédits de communication pour tout transfert effectué.
5 % des frais d’envoi en crédits pour tout retrait effectué.
Ces offres alléchantes permettent non seulement de réaliser des économies, mais aussi d’ajouter une valeur tangible à chaque transaction.
Ces challenges pour la fin d’année
Dans un esprit festif et surtout de générosité, Amana lance également un grand challenge de fin d’année, avec à la clé de nombreux lots à gagner. Cette initiative reflète la volonté de la société de renforcer l’engagement de ses clients tout en apportant une touche ludique et attractive à son service.
Toujours en quête de modernisation, Amana Transfert d’Argent propose également son application mobile AmanaTa, qui simplifie encore davantage les transactions. Grâce à cette solution numérique, les clients peuvent envoyer ou recevoir de l’argent en quelques clics, où qu’ils se trouvent.
Amana Transfert d’Argent ne se contente pas de proposer un service ; elle construit une expérience client unique, axée sur la simplicité, la proximité et la générosité. En multipliant les offres et les innovations, l’entreprise révolutionne le secteur des transferts d’argent, tout en restant fidèle à sa mission : rapprocher les Nigériens et simplifier leur quotidien.
Avec Amana, chaque transfert devient une opportunité de mieux vivre, et chaque client est au cœur de l’innovation. Profitez dès maintenant de ces bons plans et découvrez pourquoi Amana Transfert d’Argent est bien plus qu’un simple service : c’est un partenaire au service de votre quotidien.
Hadjara A. Barmou
Les responsables du Groupe BOA ont organisé le vendredi 19 avril 2024 une conférence de presse à Abidjan, Cote d’Ivoire. Cette conférence, suivie simultanément en ligne dans tous les pays où la BOA est implantée, a été un véritable cadre de passer en revue et faire le bilan des activités et présenter les résultats des BANK OF AFRICA cotées à la BRVM au titre de l’année 2023. Il s’agit du Benin, le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal. Quelques jours après cette présentation a été suivie par un webinaire où des journalistes invités pour la circonstance ont eu l’occasion d’échanger avec les responsables de cette institution bancaire. Toutes les 6 Banques Cotées à la BRVM ont affiché une nette amélioration de leurs indicateurs aussi bien d’activités que de rentabilités.
A tout point de vue, l’année 2023 qui constitue la 2ème année du plan triennal du Groupe, a été marqué par la mise œuvre et le développement des axes stratégiques du Groupe BOA, notamment la transformation financière en faveurs des PME, la digitalisation et bien d’autres activités.
Lors de ces deux activités importantes, notamment la présentation des résultats et le webinaire avec la presse, plusieurs points ont été abordés notamment l’Évolution des Crédits, l’Evaluation des dépôts, l’Evaluation des dotations nettes pour risques, l’Evaluation des Résultats Net et la Performance Globale, la situation politique dans les pays du Sahel, l’impact sur l’économie et sur les activités des Banques cotées BRVM, les perspectives, ainsi que des questions diverses.
Il ressort des différentes communications que le Groupe BOA a évolué en 2023 dans un contexte complexe, tant sur le plan économique que politique, se traduisant par un ralentissement de la croissance économique, passant de 5,7% en 2022 à 4,9% en moyenne en UEMOA. Les pays de la zone ont affiché en 2023 un niveau de la dette stable mais demeurant élevé, avec une forte exposition à la dette extérieure (> 60% pour la plupart des pays de l’UEMOA). Les mesures prises par la BCEAO et les États pour contrer l’inflation ont permis le passage d’un palier de 7% à 12% en 2022 à un palier de 2% à 8% en 2023 en UEMOA. En effet, l’impact direct pour les banques a été multiple. Parmi ces impacts l’on note une augmentation accrue des rendements des bons du trésor, de plus de 400 PBS en moyenne en un an sur les maturités courtes, qui représentent désormais la majorité des volumes. Toujours parmi les impacts directs, Il y a le Renchérissement du coût de la ressource et la Baisse du niveau de satisfaction des besoins en liquidité, passant à 74% en fin 2023 contre 100% en fin 2022.
En dépit de ce contexte complexe, les filiales BOA cotées à la BRVM ont affiché une progression de +5,1% à 2 348 milliards de francs CFA de leurs encours de crédits agrégés, et ce, malgré une rétraction des dépôts agrégés de -1,9%, s’établissant à 3 324 milliards de francs CFA, avec des performances disparates d’une banque à l’autre. La diversification bilancielle en faveur des PME, l’un principaux axes stratégiques du Groupe BOA, a été amorcée avec prudence, dans un contexte qui demeure incertain. Cette croissance des crédits s’est accompagnée d’une amélioration du coût du risque, qui représente 0,9% des encours moyens de crédits en 2023 contre 1,0% en 2022 à l’exception de BOA-NIGER dont le titre a subi les répercussions négatives des évolutions politiques du pays (baisse du cours de 6,8%). Le titre de toutes les BOA a affiché une performance variant dans une fourchette de 5,4% à 86,4% pour l’année 2023. Aussi, la masse bénéficiaire cumulée des 6 BOA cotées a atteint 110 milliards de francs CFA en 2023, en hausse notable de +18%.
Cette belle performance permet à l’ensemble des BOA cotées de distribuer un dividende global de 67,3 milliards de francs CFA bruts, en croissance de 26%, représentant un rendement du dividende élevé, situé entre 10,4% et 12,2%. Après plusieurs années de non-distribution BOA-MALI, ayant finalisé l’assainissement de son portefeuille, peut à nouveau dédier les fruits de sa croissance au développement de la banque tout en rémunérant ses actionnaires.
Pour le cas spécifique du Niger qui a été représenté à cette conférence par le Directeur Général Adjoint en charge du Risque, Mme NIANG Haoua, les performances de BOA ont été saluées à tous les niveaux. La phase des questions-réponse a permis à Abderrazzak Zebdani, DG BOA West Africa et DGA Groupe BOA de s’appesantir et clarifier plusieurs questions au grand plaisir des participants. A tout point de vu, BOA a des très belles perspectives pour le Niger, car ce pays sahélien dispose d’une économie qui fait preuve d’une grande résistance et résilience avec des projets structurants, notamment la découverte des gisements des ressources du sous-sol, la concrétisation du Barrage de Kandadji, etc. Ces perspectives permettront à BOA-Niger de soutenir le processus de développement du pays.
Sur le volet politique, il faut rappeler que le Niger a été placé sous embargo durant tout le second semestre 2023 par la CEDEAO, en raison du coup d’État du 26 juillet 2023. La note souveraine du Niger a d’ailleurs été dégradée en 2023 et trois pays de la CEDEAO sont désormais sous régime de transition (Niger, Burkina Faso et Mali).
Malgré le contexte actuel difficile marqué par l’instabilité politique, les principaux indicateurs financiers de la BOA Niger sont satisfaisants avec des résultats stables dans toutes les rubriques. Grâce à un personnel dynamique et déterminé BOA-Niger développe des stratégies allant dans le sens de mieux satisfaire sa clientèle.
Notons que le Groupe BANK OF AFRICA est l’une des institutions bancaires qui innove donne une satisfaction totale à sa clientèle. Aujourd’hui, le Groupe BOA est implanté dans 18 pays, dont 8 en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Togo et Sénégal), 8 en Afrique de l’Est et dans l’Océan Indien (Burundi, Djibouti, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), en République Démocratique du Congo, ainsi qu’en France.
Le Groupe BANK OF AFRICA est majoritairement détenu par la BMCE Bank, 3ème banque au Maroc. Celle-ci apporte un puissant soutien stratégique et opérationnel au Groupe BOA, ainsi qu’un accès direct à des marchés internationaux grâce à sa présence en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Né il y a 40 ans, le Groupe BANK OF AFRICA compte aujourd’hui près de 6 500 collaborateurs, présente au 31 décembre 2023, un total de bilan consolidé de 10,2 milliards d’euros et enregistre à cette date un bénéfice net consolidé de 263 millions d’euros, dont 180 millions d’euros part du Groupe, en croissance annuelle de 32%.
Adamou Barmou Hadjara

