Février 24, 2026

Webinaires relatifs à l'élection du Directeur régional de l'OMS
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Webinaires relatifs à l'élection du Directeur régional de l'OMS

Dans le but d’amener les candidats au poste du Directeur Régional de l'OMS pour l’Afrique à dévoiler leur programme, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement a initié une série de rencontre avec les différents candidats. C’est ainsi que le REMAPSEN reçoit sur son plateau en ligne, le mercredi 14 août 2024 de 11h à 12h30 GMT, le candidat du Niger, Dr Boureima Hama Sambo. Au cours de ce webinaire, placé sous le thème « Comité régional de l’OMS pour l’Afrique : quels programmes pour les candidats au poste de Directeur Régional ? », le candidat du Niger va échanger avec une cinquantaine de journalistes africains sur son ambitieux programme pour l’Afrique en matière de santé.

Diplômé de médecine de l'Université de Niamey et titulaire d'un MPH, d'un Doctorat en épidémiologie du Centre des Sciences de la santé de l'université d'Oklahoma aux USA, etc. Dr Boureima est actuellement représentant de l'OMS en République Démocratique du Congo. Dr Sambo est une référence dans le domaine de la santé. Il a une expérience avérée chapeauté par une carrière professionnelle qui a débuté à la base où il était médecin-Chef au District Médical de Téra, région de Tillabéri.

Dans une interview avec le journal Le Sahel, le quotidien public du Niger, Dr Boureima Hama Sambo a déclaré que ces priorités se résument fondamentalement à cinq. Il s’agit, premièrement de s’attaquer aux principaux facteurs de la charge de morbidité. Il ne s’agit pas seulement de facteurs de risque. Par exemple, nous sommes actuellement en saison des pluies au Niger. « Vous savez que de manière récurrente et c’est comme si c’est normal, qu’en cette période nous ayons beaucoup de cas de paludisme. Cela n’est pas une fatalité, on peut changer cette situation en faisant des interventions pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de moustique de manière proliférante et éviter un pic épidémique. Un autre exemple, en ce 21ème siècle, c’est que l’Afrique est connue pour avoir une très grande charge de morbidité et de mortalité due aux maladies transmissibles. Cette charge nous a rattrapés. Et nous avons aujourd’hui ce qu’on appelle le quadri-fardeau. Nous n’avons pas fini avec le fardeau des maladies non-transmissibles, les maladies transmissibles deviennent un fardeau très lourd, les accidents et les traumatismes deviennent aussi un autre lourd fardeau et enfin il y a le fardeau de la santé mentale et les troubles nutritionnels. Ma priorité ici sera d’apporter un soutien au renforcement des capacités des systèmes de santé nationaux et locaux afin de fournir efficacement un accès équitable à des ensembles intégrés d’interventions sanitaires éprouvées et rentables pour tous les âges. Ma deuxième priorité sera d’améliorer la qualité de vie et promouvoir un mode de vie plus sain. Il n’y a rien qui puisse remplacer un mode de vie sain. Nous avons quatre facteurs de risque pour les maladies non transmissibles. C’est la sédentarité, l’usage du tabac, l’usage nocif de l’alcool et le régime alimentaire. Je compte m’attaquer à ces facteurs pour faire en sorte que nos populations aient un mode de vie sain. Pour ce faire, il est nécessaire de doter les dirigeants politiques, les responsables de la santé et les prestataires de solutions innovantes, d’informations et d’outils dont ils ont besoin pour défendre efficacement la santé dans d’autres secteurs gouvernementaux. La troisième priorité, l’accès universel à des services de santé de qualité. Il faut faire en sorte que nos structures de santé soient à mesure d’offrir les soins, mais aussi des soins de qualité. Et, ce n’est pas diable parce que beaucoup de pays ont réussi à le faire. Donc, en collaboration avec l’Union africaine et d’autres partenaires, ma priorité sera de partager les données et les meilleures pratiques sur les réformes efficaces des systèmes de santé en fonction du contexte. La quatrième priorité consistera à renforcer la sécurité sanitaire et parvenir à l’autonomie. Si vous prenez l’exemple du Congo où je sers actuellement, la plupart des maladies qui surviennent sont des populations de la région Afrique » explique en détail Dr Boureima Hama Sambo.

Pour rappel, le Directeur régional pour l’Afrique est nommé par le Conseil exécutif de l’OMS à la suite de sa désignation par le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique. Le mandat d’un Directeur régional est de cinq ans, renouvelable une seule fois.

Ainsi, c’est le Directeur Général de l’OMS qui informe chaque État Membre de la Région africaine qu’il recevra les noms des personnes proposées au moins 11 mois avant l’ouverture de la session du Comité régional au cours de laquelle doit être désigné le Directeur régional. Tout État Membre de la Région peut proposer une ou plusieurs personnes pour le poste de Directeur régional. Le Directeur régional est élu par scrutin secret lors d’une séance à huis clos de la session du Comité régional [au cours de laquelle le Directeur régional doit être désigné].

Le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique passera aux voix pour désigner le prochain Directeur régional lors d’une séance à huis clos de sa soixante-quatorzième session qui se tiendra du 26 au 30 août 2024 à Brazzaville (Congo).

Le nom du candidat désigné sera ensuite soumis, pour nomination, à la cent-cinquante sixième session du Conseil exécutif de l’OMS qui se tiendra en janvier 2025 à Genève (Suisse).

Le nouveau Directeur régional prendra ses fonctions en février 2025 pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois en cas de nouvelle désignation par le Comité régional.

E-MediaNiger