Février 25, 2026

Protection des Girafes au Niger, Girafes de Kouré
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Protection des Girafes au Niger, Girafes de Kouré

La protection des girafes au Niger passe nécessairement par un engagement au plus haut sommet de l’Etat de circonscrire et classer véritablement l'habitat des girafes, gage de la préservation durable de cette espèce emblématique, l'une des grandes merveilles touristiques, attractives du Niger. En effet, le 21 juin dernier, à l’instar de la communauté international, le Niger a célébré la journée mondiale de la Girafe. Cette journée a été célébrée dans un contexte où la question liée à la situation globale des girafes et de l’environnement reste problématique.

De 1996 à 2023, le nombre de girafes est passé de 49, à près de 1.000 têtes. Ces mammifères grands de tailles, plus connu au Niger sous l’appellation « Girafes de Kouré » vivaient dans le Dallol-Bosso. En 2023 les autorités nigériennes ont procédé au lancement d’un processus des consultations publiques entrant dans le cadre du classement de « l'habitat » des girafes. Un processus qui est en cours et qui va garantir une protection absolue des Girafes au Niger.

La cohabitation des girafes avec les communautés

Dans la zone où vivent les girafes à l'état naturel, des communautés y résident également. Une cohabitation qui a des implications et des conséquences. « Le lieu de refuge de ces girafes abrite aussi des humains. C’est toute la zone du Dallol Bosso à cheval entre Tillabéri, Dosso et Tahoua. C’est également une de culture. Ce qui crée régulièrement des conflits. Lorsque les girafes sont en pâture au milieu d'une forêt clairsemée, il y a toujours des activités humaines qui les effrayent. Et lorsqu’elles se déplacent d’un endroit à un autre il y a des gens qui par curiosité posent des actes contraires au bien être de cet espèce » explique Moussa un habitant de Harikanassou.

Pour Idrissa Issoufou, il existe encore des gens qui ne connaissent l’importance et l’intérêt de protéger les girafes. « Chaque fois que des girafes passent, vous avez des prédateurs qui les agressent. Le plus grand danger et la menace qui plane sur les girafes c’est la déforestation, la perte de leur habitat et le braconnage. Et tous ces éléments sont causés par l’homme. Autre chose, les girafes n’hésitent pas à pénétrer les champs de culture, ce qui pose régulièrement de problèmes aux villageois qui les cultivent. Même après les cultures saisonniers, les girafes se donnent le plaisir de manger dans des greniers sans surveillance, pénétrant ainsi dans les villages » regrette-t-il.

Hadjara A. Barmou